Fleurs Nocturnes

Le plus souvent, c'est le soir que je lit. Le matin j'écris. Ce blog est dédié à mes lectures. Celles qui m'ont plu, et celles que j'ai reposées sur l'étagère en attendant des jours meilleurs.
Mais aussi à mes humbles écrits qui me libèrent et qui peut-être vous plairons.

jeudi 1 août 2013

A love supreme

C’est un contact libre, une trouvaille souterraine
Qui survient dans la fibre, porté par la lumière.
Une étoile qui vibre, un soupçon aérien
En voyage dans les cieux, objet satellitaire.

Un éclat électrique, deux électrons fous 
Virevoltant autour d’un cœur identique,
S’attirent, se repoussent et se jouent,
Des ions, de la matière et des statistiques.

Un penchant instantané, une aptitude fulgurante
Qui côtoient les secondes avec célérité 
Liaisons pressées d’une certitude impatiente 
Aux fragments précipités, liens court-circuités.

Un regard par écrans géants interposés
Constitué de pixels, de rayons et de sons.
Un touché par claviers et souris imposés
Mains artificielles de leurs méditations.

Amis qui se heurtent, ennemis qui s’affrontent
Stylos qui corrigent les combats dans l’arène.
Les mots qui font mal dans ces phrases sans honte
Nourrissent encore leurs espoirs et leurs peines.

Un enchaînement incessant de statuts improbables
Des images englouties dans l’abîme des données
Des mots perdus, frêles pensées jetables
Que l’on cherche en vain et ne retrouve jamais.

Une estime qui explore la vérité suprême
Sans connaitre encore la question qu’elle se pose,
Une connexion complexe oscillante et extrême
Dont on ne sait encore la nature des choses.

C’est un attachement lové dans le berceau d’un écran.


mercredi 31 juillet 2013

Liberté Conditionnelle

Il a saisi son destin,
Pourquoi attendre demain ?
A délassé ses souliers
Pour lui libérer les pieds.

Débarrassé son manteau,
A enlevé son chapeau.
De ses yeux qui se voilent
A soulevé le voile.

Délier sa coiffure,
Mis ses cheveux dans l’azur.
A dés zippé sa robe
Brulée avec l’opprobre.

Arraché sa chemise
Jeté dans la Tamise. 
Dépoudré son visage,
Dégrafé son corsage.

Cherchant pour sa culotte
La rime dans ses bottes
Quand il a glissé les doigts,
Senti qu’el’ n’en avait pas.

A ôté ses bracelets,
Ses bagues et ses colliers.
Il pensait voir son âme,
Et ses tourments infâmes.

Dénouer son intrigue,
Enfin briser les digues.
Elle gardera son secret
Dans une prison dorée.


dimanche 28 juillet 2013

*Le désir est un avenir qui nous attire

Qu’est-ce que tu penses de cette réflexion ? L’amour n'est rien d'autre que l'accumulation de phantasmes et de désirs à l’idée de côtoyer une personne particulière et la vie à deux, n’est que la consommation de ces phantasmes. Si on n'est pas suffisamment créatif, on peut aller jusqu'à l'épuisement et ensuite par manque d’imagination, s’ennuyer à deux ou se disputer sans arrêt. Sans parler du fait, de découvrir un jour, que la personne en question ne correspond pas à aux rêves attendus.

Je ne songe pas à parler de la teneur des pensées ni même de leurs intensités. Je pense seulement au processus. C’est vrai, tous nos désirs et nos envies, qu’ils concernent le couple, les enfants, le travail, la nourriture, les hobbies ou même la possession d’un poisson rouge, sont de même nature. On rêve, on fait des projets et, en les réalisant, on les détruit inconsciemment mais surement.

Rappelles-toi comme tu étais heureuse en dénichant ce travail et comment tu l’as lâché quand tu as compris qu’il ne te correspondait pas. Pour les loisirs c’est la même chose, certains pédales sur des machines pour voir grossir leurs muscles et d’autres préfèrent rejouer des milliers de fois un air de guitare pour en améliorer le son. Pour les repas, c’est encore plus significatif, on se restaure tous les jours et le repas à peine fini, on se demande déjà ce que nous allons manger au prochain. On peut même, en excluant toute justice, comprendre celui qui se ronge le frein parce qu’il n’arrive pas à se décider sur la couleur de sa prochaine Mercédès.

L’idée de vouloir passer sa vie entière avec la même personne ne réside t’elle pas dans le fait de penser que la valeur de la parole donnée est plus valorisant que de frôler un jupon inconnu qui s’envole ou un biceps trop connu bien gonflé ?

Si les gens s’ennuient c’est qu’ils manquent de créativité. Je pense que la télévision en est une des causes. On appuie sur un bouton et on laisse défiler des images. On a des tas d’informations sur des tas de choses, mais plus on apprend, plus ne sait rien. On se satisfait facilement d’informations superficielles, ne faisant rarement de recherche pour compléter ses connaissances ou obtenir une compréhension. Avec internet, pour la majorité des gens, c’est la même chose, ils partagent des milliers de photos ou de citations bateau en quelques clics. C’est spectaculaire. La plupart du temps, ils ne prennent pas le temps de vérifier quoi que se soit ni même de réfléchir cinq minutes ou de s’exprimer. Par ailleurs, les gens qui n’on plus d’envi, ne croient plus à la vie et deviennent suicidaires ; c’est une maladie plus dangereuse que l’insatiabilité.

*Le titre est emprunté à Robert Misrahi

vendredi 19 juillet 2013

Le jardinier et la rose

Un vieux jardinier
Penché sur une rose
Veut l’examiner
Elle a quelque chose.

Mon dieu qu’elle est belle
Et qu’elle est délicate
Mais voila, sur elle
Il voit  un stigmate.

Est-ce une larme
Qui sur ce pétale
Dépose les armes ?
Il crie au scandale !

Ou bien la rosée
Aux grés de sa route
C’est accumulée
Formant une goutte.

J’ai vu tant de roses
Au fil des années
Jamais cette chose
M’était arrivée.

J’ai mis trop d’amour
Peu d’humilité
Je dois à mon tour
Etre condamné.

Il observe plus près,
La rose sévère
De son couperet
Déchire sa chaire.

Le sang sur une feuille
Tombe, et ainsi
Imprime son deuil
Pour toute une vie.

Par cette vengeance
Le jardinier su
et jura d’avance

Qu’elle ne l’aurait plus.

A ma grand-mère Henriette.

lundi 15 juillet 2013

Madame Hubert

Une femme s’adressant à sa voisine :
- Dites donc, madame Hubert, ça m’embête de vous dire ça, mais votre fenêtre de salle de bain donne directement sur mon jardin et mon mari vous regarde quand vous vous lavez. Vous devriez mettre un rideau !
- Ça n’a pas d’importance, madame Bertrand, c’est la nature, et les hommes sont comme ça.
- Mais il invite même des copains qui passent à venir voir !
- Ce n’est pas grave, ça lui passera.
Les deux jeunes femmes se quittèrent sur ce status quo. Et ne effet, madame Hubert avait raison, ça lui passa, quand il eut observé toutes les facettes de l’anatomie de sa voisine et tous les gestes qu’elle effectuait lors de ses ablutions intimes, il passait devant la fenêtre sans plus faire attention. Il ressentit même les préliminaires d’une conscience lui révélant avoir été un ridicule voyeur.

A son corps défendant, notre homme n’était pas seulement un spectateur fugace et vicieux, mais aussi un excellent jardinier. Par un magnifique matin de printemps, notre homme faisait un va-et-vient incessant devant la dites fenêtre, tant il avait de soucis avec du calendula rempli de pucerons. Prenant un bain fenêtre ouverte, sa voisine s’amusait beaucoup de ce spectacle insolite. S’adressant à lui, elle lui dit : « - Vous avez de superbes rosiers dans votre jardin, cette année, monsieur Bertrand ! » Il sortit subitement de ses pensées et, regardant ses chaussures puis le ciel sans ne savoir quoi répondre, Il se résigna et prit son sécateur. Choisissant la plus belle rose, il la cueillit et la posa délicatement sur le rebord de la fenêtre outrageuse. Dans une parfaite et totale nudité, la voisine sortit de son bain et s’en alla quérir un vase pour y déposer la rose. Elle cherchait le regard du jardinier qu’elle ne trouva pas, et l’on se demanda, à cet instant précis, lequel des deux protagonistes était le plus dénudé !



dimanche 16 juin 2013

Le Verger du Roi Louis (Théodore de Banville)




Sur ses larges bras étend
La forêt où s'éveille Flore,
A des chapelets de pendus
Que le matin caresse et dore.
Ce bois sombre, où le chêne arbore
Des grappes de fruits inouïs
Même chez le Turc et le More,

C'est le verger du roi Louis.
Tous ces pauvres gens morfondus,
Roulant des pensers qu'on ignore,
Dans des tourbillons éperdus
Voltigent, palpitants encore.
Le soleil levant les dévore.
Regardez-les, cieux éblouis,
Danser dans les feux de l'aurore.
C'est le verger du roi Louis.

Ces pendus, du diable entendus,
Appellent des pendus encore.
Tandis qu'aux cieux, d'azur tendus,
Où semble luire un météore,
La rosée en l'air s'évapore,
Un essaim d'oiseaux réjouis
Par-dessus leur tête picore.
C'est le verger du roi Louis.

Prince, il est un bois que décore
Un tas de pendus enfouis
Dans le doux feuillage sonore.
C'est le verger du roi Louis!

dimanche 9 juin 2013

Une conversation qui tourne mal.

Hier soir, ma femme bondit sur le téléphone alors que nous étions à table paisiblement en compagnie de ma fille
- Chéri, je te la passe, c’est l’EDF
- L’EDF que se passe-t-il ?
Une douce voie féminine me dit :
- Monsieur, savez-vous que l’électricité va augmenter de 30% ?
- Non, mais je m’en fiche complètement, je suis à table avec ma femme et ma fille.
- C’est important pourtant.
- Vous m’appelez à 9 heures du soir pour me dire que l’électricité va augmenter !
- Oui, nous pouvons vous proposer des solutions d’économie d’énergie.
- Je connais les solutions, je suis électricien. Et si j’ai besoin d’acheter quelque chose, je suis assez grand pour contacter une entreprise moi-même.
- Nous ne faisons pas de promotion de vente, nous vous proposons simplement une étude pour votre maison.
- Je n’ai pas besoin d’étude, je vous dis que je suis de la partie.
- Mais c’est entièrement gratuit !
- Si vous ne vendez rien, comment êtes vous rémunéré ? Laissez-moi tranquille, je vous dis que je suis à table et que je n’ai besoin de rien, juste qu’on me fiche la paix.
- Vous êtes idiot, ou quoi, vous ne voulez pas m’écouter.
- C’est vrai, ma femme me dit souvent qu’on est bête de répondre au téléphone aussi rapidement et de se faire avoir à chaque fois.
- Alors, vous ne voulez pas m’écouter ?
- Absolument pas, ce n‘est pas le moment.
- Voulez-vous que l’on vous rappelle demain ?
- Non, pas plus demain qu’aujourd’hui, ce n’est pas la peine.
- Va te faire foutre, gros con !
Et elle me raccroche au nez. Ma fille s'inquiéte de savoir comment elle a deviné que j’étais gros. C’est dommage, la conversation commençait à devenir intéressante et ça amusait beaucoup ma femme. Je pus la traiter de connasse, pouffiasse et mal baisée et elle put me répondre que j’étais un pauvre con, un pourri et autres mots issus du vocabulaire fleuri qui remonte des égouts. Nous pûmes ainsi faire un petit concours de noms d'oiseaux exotiques.  Si j’étais un vieux con comme ils disent, je pourrai être outré par cette « gamine » qui se permet de m’insulter parce qu’elle a trois poils qui lui poussent sur le pubis alors qu’elle ne respecte les miens qui sont blancs et résistent péniblement à l’épreuve du temps !
En fin de compte, ça m’a fait de la peine de l'envoyer sur les roses. Cette pauvre fille essais de gagner sa vie avec un boulot lamentable et stupide. Je me suis dit, qu'elle est en train de péter les plombs. J’aimerai pouvoir la rappeler pour lui expliquer que d'habitude, je ne suis pas un gros con, mais que ce soir là j'avais un peu picolé, malheureusement, elle ne m’a pas laissé son numéro.
Du coup, j’ai mis le mien en liste rouge !

vendredi 31 mai 2013

La vie antérieure (Charles Baudelaire)

J'ai longtemps habité sous de vastes portiques 
Que les soleils marins teignaient de mille feux, 
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, 
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. 

Les houles, en roulant les images des cieux, 
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique 
Les tout-puissants accords de leur riche musique 
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux. 

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes, 
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs 
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs, 

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes, 
Et dont l'unique soin était d'approfondir 
Le secret douloureux qui me faisait languir. 



mardi 22 janvier 2013

Ma cousine

Bonjour mon cousin,
Comment vas-tu ?
Je te souhaite une bonne et heureuse année 2013. J'espère que tu es sorti de tes problèmes de santé ou que tu vas en sortir très rapidement.
Moi, ça va mieux. Mais je suis toujours sous antidépresseurs. Le toubib m'en a remis pour 3 mois. J'ai vraiment hâte d'être en retraite, encore 3 ans et demi à tenir. C'est quand même malheureux de vouloir vieillir pour arrêter de travailler. J'aime mon travail mais les conditions de travail ne sont plus les mêmes qu'avant et les patrons nous en mettent toujours un peu plus.
A mon travail, nous sommes 3 à avoir eu un coup de déprime. Cela aurait dû faire réfléchir le patron, mais non...
J'arrête de raconter ma vie.
Dis-moi où tu en es.
Je t'embrasse bien fort ainsi que toute la famille.
Sylvie

Bonjour Sylvie,

N’arrête surtout pas de me raconter ta vie, ça me ferait de la peine !

Je te souhaite à mon tour une bonne année et de retrouver la santé. (Je ne savais pas que tu étais malade).

Renseignes toi, mais je pense que tu as droit à la retraite à 60 ans avec les nouvelles lois. Quand on a travaillé autant, on est en droit de penser à sa retraite et de faire en sorte qu'elle soit paisible et enrichissante. Concevoir une nouvelle vie, rajeunir en somme.

Je ne sais pas non plus depuis quand tu es en arrêt, Au bout de trois mois on te met en affection longue durée pour trois ans et tu ne perds pas tes droits pour la retraite. Mais la retraite c'est au moins trente pour cent de revenu en moins. Tu peux aussi demander à ton patron qu’il te licencie. La aussi tu perds de l’argent et des droits. Si ce n'est déjà fait, profite de ton arrêt pour faire le point avec les services compétents.

J'ai profité de mes problèmes pour m'intéresser au fonctionnement du cerveau humain. C'est la structure la plus complexe de l'univers connu. C'est un émerveillement de savoir que cent milliards de neurones "s'allument et s’éteignent " en quelques centièmes de secondes sans arrêt depuis notre naissance jusqu'à notre mort. Les neurones sont reliés électriquement par un système en trois dimensions et même plus. Cela est vrai pour tous les humains, n’en déplaise à certain. Le hic, c'est que notre cerveau fonctionne à notre insu. Quand nous commençons à réfléchir, il a déjà pris les décisions avant nous ou bien les émotions ont rempli notre être sans que l'on puisse réaliser aucun contrôle préalable. Il répond à un câblage pré acquit par notre vécu. Les antidépresseurs ne peuvent modifier ce câblage. Ils ne servent qu'à diminuer la connectivité entre les neurones afin d'éviter que les pensées ne s'emballent. J'ai renoncé rapidement à cela. Je préfère pleurer un bon coup quand ça va mal. Les pensées sont très tenaces. Cela fait plus de trente deux ans que nous nous sommes vus et j’ai l’impression que c’était hier.

Il faut arriver à modifier ce câblage, c'est-à-dire les chemins que suivent les pensées avant qu'elles n'apparaissent. Pour cela il faut se regarder comme le ferait un observateur extérieur afin d’étudier ces émotions nocives. Rien ne sert de les refouler, au contraire il faut rentrer dedans et s'interroger.

Est-ce que tu as recourt à un psychologue? Ce n'est pas facile d'en trouver un qui convienne. En plus c'est quarante euros à chaque séance. Les psychiatres peuvent aussi donner des séances de psychothérapie, mais souvent ils se contentent de donner des médicaments faute de temps.

Les médecines chinoises sont d'une faible efficacité mais peuvent aider un peu. Mieux vaut faire du Yoga, du Qi Gong, de la relaxation ou découvrir la méditation. Prend des bains chauds aromatisés aux plantes calmantes comme la lavande par exemple en faisant brûler des bougies tout autour de la baignoire. L’automassage est une bonne pratique pour reprendre gout à la réalité. Fait toi prescrire par ton médecin des massages relaxant ou, pourquoi pas, une thalassothérapie. La marche, la natation et le vélo, permettent de s’oxygéner, ce qui est important pour les neurones. Le but n'est pas de battre en retraite, mais bien de réorganiser le cerveau. Tu peux aussi te rendre au sauna pour une ambiance nordique ou au Hamann, atmosphère orientale, expérience exclusivement féminine.

Profite de cet intermède bien mérité pour t’adonner à ton loisir culturel préféré. La lecture, la peinture ou la musique. C’est peut-être le moment de se lancer dans la pratique de l’activité dont tu rêves depuis longtemps. Tu peux aussi rester oisive, écouter de la musique ou regarder la télé, profite au maximum. Change de vie. La régularité de ta pratique sera garante de l’efficacité.

Je me permets de te conseiller, si tu aimes cela, d’écrire quelques lignes chaque jour. Un journal, des nouvelles, un blog peut-être, ce qui te passes par la tête mais dont tu es le sujet principal. Met y tout ton cœur et n’hésite pas à déballer toute ta vie. Quand tu penses avoir fini un sujet, lis-le à voie haute en présence d’une personne de confiance ou seule si tu préfères. Si ça expurge, si tu pleures, tu es sur la bonne voie.

Quand à ton patron, qu'il aille se faire foutre. Diriger une entreprise, c’est manager des hommes. Et manager, c'est motiver ses troupes. La pratique du harcèlement ne lui apportera que du malheur. Lui aussi c'est son pauvre cerveau qui le commande, il ne sait pas se qu'il fait. Nous n'irons pas jusqu'à lui pardonner. S’il y a un syndicat dans ton entreprise, tu peux y adhérer, histoire là aussi d'avoir une nouvelle vision. C’est peut-être idyllique, mais ça renforce.

J'espère que je ne t'ai pas trop embêté avec mes idées et surtout que tu n'as pas eu l'impression que je me pose en donneur de leçons.

Je t'embrasse fort, ma très chère cousine.

Didier